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Actions humanitaires Tchad, association Tchad, humanitaire au Tchad

Actions humanitaires en milieu rural, canton de Madiago

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Actions humanitaires Tchad, association Tchad, humanitaire au Tchad

Le continent africain compte actuellement environ 310 millions de personnes n’ayant pas accès à une eau potable et une proportion plus élevée à une installation sanitaire adéquate. Les populations rurales sont les plus touchées et sont davantage la proie à des maladies d’origine hydrique. Le temps et les efforts nécessaires pour assurer l’approvisionnement en eau empêchent les femmes de se consacrer pleinement à d’autres activités économiques et nombre d’enfants d’aller à l’école. Ce sont là autant de problèmes qui contribuent à perpétuer la pauvreté en milieu rural.


L’objectif de réduire le déficit d’accès à des services appropriés d’eau potable et d’assainissement a été présenté dans la Vision mondiale de l’eau en 2000. Il a pris une dimension encore plus importante lors de la Déclaration du Millénaire de l’année 2000 dans laquelle les Nations Unies se sont fixées pour objectif la réduction de moitié, à l’horizon 2015, de la proportion de personnes sans accès durable à une eau potable, abordable et en quantité suffisante.


Au Tchad, l’approvisionnement en eau potable en milieu rural constitue un problème majeur pour les populations. En effet, la situation de l’eau potable reste caractérisée par des taux d’accès relativement faibles et un accès difficile à cette ressource dans certaines zones du pays (zones de socle). Pour faire face à cette situation, le Gouvernement a mis en œuvre, depuis plus d’une décennie, avec l’appui des bailleurs de fonds bilatéraux et multilatéraux, des projets qui ont permis d’atteindre un taux moyen de desserte en eau potable d’environ 34% en milieu rural.


Les statistiques sanitaires du Tchad montrent que le manque d’eau potable et les conditions défavorables d’hygiène sont les principales causes de pathologies dominantes des populations que sont le paludisme, la bilharziose, la méningite, la rougeole, etc. Les principales maladies qui affectent les enfants de moins de 5 ans sont le paludisme (49%), la diarrhée (44%), la rougeole (25%), la coqueluche (12%) et le choléra (5%). Ces maladies entraînent une baisse de productivité et du nombre de jours travaillés (donc le potentiel de revenu) chez les populations affectées ainsi qu’une réduction significative de l’espérance de vie.


Par l’instauration des réformes très avancées en cours dans le secteur de l’eau et de l’assainissement, et l’existence d’un Schéma Directeur de l’Eau et d’Assainissement, le Gouvernement s’est fixé pour objectif d’atteindre en milieu rural, un taux de desserte de 80% pour l’alimentation en eau potable et 60% en assainissement à l’horizon 2015.


C’est dans le cadre de ce programme que s’inscrit le projet de World For Tchad de forage de puits d’eau potable dans le canton de Madlago.


Ressources en eau

Le Tchad enregistre une pluviométrie moyenne annuelle variant de 300 mm à 600 mm au Nord à 1 000 mm au Sud. Le potentiel en eau des cours d’eau est estimé en moyenne à 21,8 milliards de m3 par an pour la période 1972-2000. Les lacs, notamment le Lac Tchad, constituent également des réservoirs importants d’eau. Les eaux souterraines réparties sur l’ensemble du pays sont constituées d’aquifères continus (continental terminal, grès primaires, grès de Nubie et système aquifère plio-quaternaire de la cuvette tchadienne) qui couvrent environ 75% du territoire (nord, ouest et sud) et d’aquifères discontinus formés par le socle rocheux notamment à l’est du pays et de petites fractions dans le sud, sur une superficie de 340.000km².

Les prélèvements totaux sur l’ensemble des ressources en eau pour satisfaire les différents usages, sans compter les besoins des écosystèmes aquatiques, sont estimés à 1,3 milliards de m3. Sur ce volume, 408 millions de m3 d’eau sont prélevés des différents aquifères et 861 millions de m3 sont fournis par les eaux de surface. Cela représente 2,8% des ressources en eau renouvelables moyennes. Ainsi, le Tchad dispose de ressources en eau renouvelables considérables par rapport à ses besoins.


Alimentation en eau potable en milieu rural


En 2003, la population rurale du Tchad était estimée à environ 6,6 millions de personnes réparties à travers
28.500 villages. Sur l’ensemble du monde rural, seulement 27% de la population ont accès à un point d’eau moderne. Cependant, en appliquant les critères de la DH (Direction de l’Hydraulique), soit un PEM (Point d’Eau Moderne) par village de 300 personnes et plus (donc en excluant les villages de moins de 300 personnes qui représentent 35% de la population, soit plus de 2 millions de personnes), environ 30% ont alors accès à un ouvrage hydraulique moderne. Dans ces conditions, plusieurs localités continuent à s’approvisionner encore à partir des eaux de surface polluées. La consommation moyenne est estimée à 20 litres par jour et habitant.


Organisation du secteur de l’eau et d’assainissement


Le principal document d’orientation du secteur est le Code de l’eau, qui a été promulgué par la loi N° 016/PR/99 du 18 Août 1999. Il stipule que, bien que relevant du domaine exclusif de l’Etat, le service de l’eau peut être fourni par l’Etat ou par un ou plusieurs exploitants indépendants (personne morale de droit Tchadien) agissant sur délégation de l’Etat par contrats (sous forme de concession, affermage, gérance, etc.) à condition que ceux-ci puissent fournir des services de qualité.

 

L’article 41 du Code de l’eau donne la possibilité à l’Etat, par le biais de la mise en place de sa politique de décentralisation, de déléguer aux collectivités territoriales décentralisées (CTD) ses pouvoirs de gestion, d’entretien, d’exploitation et de développement du réseau de distribution d’eau potable à l’intérieur du territoire. Les CTD peuvent (article 48 du Code de l’eau) à leur tour déléguer leurs pouvoirs aux privés (exploitants privés, individus, groupements ou associations) pour assurer l’entretien, l’exploitation et le développement du système d’approvisionnement.

Il convient également de mentionner l’Arrêté N° 26/ME/2010 du 28/07/2010 du Ministère de l’Eau qui stipule dans son Article 1er que le présent arrêté fixe les spécifications techniques et normatives applicables à la fourniture et à la réalisation des équipements d’hydraulique villageoise au Tchad. Tandis que l’Article 2 en fixe les objectifs :
- de permettre à l’Etat de contrôler le déploiement des technologies d’hydraulique villageoise employées sur le territoire national,
- de standardiser les équipements d’hydraulique villageoise (pompes à motricité humaine et superstructure d’assainissement) en vue d’en faciliter leur maintenance et leur efficacité.

Cadre institutionnel

La Direction de l’Hydraulique (DH) du MEE est chargée de la planification, de la programmation, de la maîtrise d’œuvre, des études et du contrôle des travaux relatifs à la gestion intégrée des ressources en eau, des ouvrages et équipements d’hydraulique urbaine, semi urbaine, villageoise, pastorale et de l’assainissement. La DH comprend au niveau central, le Bureau de l’Eau, une Division des Etudes et de la Planification, une Division de l’Hydraulique Urbaine et de l’Assainissement, une Division de l’Hydraulique Villageoise et Pastorale, une Division de la Maintenance et de l’Equipement et un Service Administratif et du Matériel.

Conformément à la politique du Gouvernement qui vise la responsabilisation des utilisateurs des points d’eau et des adductions d’eau villageoise, le dispositif de gestion et de maintenance/entretien des points d’eau modernes équipés de pompes à motricité humaine (PMH) s’articule autour des Comités de Gestion des Points d’Eau (CGPE), le réseau d’artisans réparateurs de pompes, le réseau de commercialisation de pièces détachées et le Direction de l’Hydraulique (DH). Les CGPE sont responsables de la gestion et de l’entretien des équipements hydrauliques.


Équipements et technologie

Les équipements de l’hydraulique villageoise sont constitués par les points d’eau traditionnels (PET) et par les points d’eau modernes (PEM) qui sont équipés de moyens d’exhaure. La norme d’attribution adoptée par la DH est d’une PMH pour 300 habitants.

Les PET sont constitués de cours d’eau et de mares permanents et semi permanents, de puisards et de puits traditionnels. Quoique ces ouvrages de captage donnent une eau impropre à la consommation humaine, les PET demeurent la principale source d’approvisionnement en eau de boisson des populations villageoises dans plusieurs localités du pays.

En effet, une enquête démographique et de santé réalisée par le Bureau Central du Recensement estimait qu’en milieu rural : 74% des ménages s’approvisionnent en eau de boisson à partir des points d’eau traditionnels qui sont souvent les vecteurs de maladies (diarrhée, choléra) ; 7% des ménages utilisent l’eau des puits traditionnels dans la cour comme eau de boisson ; 50,6% s’approvisionnent à partir des puits traditionnels publics ; et 14,7% consomment l’eau prélevée dans les rivières, les lacs, les marigots et les mares ; et environ 1% à partir de l’eau de pluie. Ces eaux sont souvent impropres à la boisson.


Desserts en eau potable et assainissement en milieu rural

L’estimation du nombre de points d’eau modernes sur l’ensemble du territoire tchadien a été faite à partir des données PROGRES du Bureau de l’Eau couplée aux résultats des enquêtes de terrain sur les points d’eau menées dans le cadre des projets financés par les bailleurs de fonds ainsi qu’à travers l’analyse des enquêtes menées au cours de l’élaboration du Schéma Directeur pour l’Eau et l’Assainissement.
Il résulte de cette analyse qu’en 2004, sur un total de 11.324 points d’eau (6.801 forages, 4451 puits et 72 forages) inventoriés, 8.852 points d’eau sont en exploitation dont 5.251 forages et 3.601 puits, soit un taux de panne d’environ 22%. Cette estimation est faite en tenant compte du nombre de PEM existants, de leur répartition dans les villages, des normes actuelles de leur attribution par la DH et de la nature de l’ouvrage hydraulique.

Il faut préciser que le taux de desserte en eau des populations en milieu rural par les ouvrages hydrauliques modernes varie d’une région à une autre en fonction du climat. En effet, en termes d’estimation de la desserte en points d’eau potable par zone climatique, il ressort nettement que les populations rurales des préfectures situées à l’est et au centre de la zone sahélienne (Ouaddaï, Guéra, Kanem, Batha, Biltine) et dans toute la zone saharienne n’ont pratiquement pas accès à des points d’eau potable. La zone soudanienne, à l’exception des régions de Salamat et du Mayo Kebbi, est la mieux pourvue en points d’eau potable.

Le programme

Le programme d’AEPA (Adduction d’Eau Potable et d’Assainissement) en milieu rural a été formulé sur la base du Schéma Directeur Eau et Assainissement (SDEA), élaboré avec le concours du PNUD et approuvé par le Gouvernement le 30 avril 2003.


Le SDEA répond aux objectifs fixés par l’Etat tchadien pour la réduction de la pauvreté et s’avère cohérent avec les Objectifs du Millénaire pour le Développement (OMD), tels que précisés et complétés par le Sommet Mondial pour le Développement Durable de Johannesburg. Il constitue un instrument de référence adaptatif pour tous les acteurs internes et externes qui interviennent ou interviendront au Tchad dans le secteur de l’eau. Il définit une politique nouvelle et équitable en améliorant durablement l’accès à l’AEPA et en participant à l’exploitation rationnelle et équitable des ressources pastorales et agricoles dans le respect et la sauvegarde des écosystèmes.

Le but du programme est d’assurer la satisfaction durable des besoins en eau potable et en assainissement des populations rurales, en vue de contribuer à l’amélioration de leurs conditions sanitaires et socio- économiques. Il a pour objectifs spécifiques d’assurer à l’horizon 2015, un taux de desserte en milieu rural de 80% en AEP et 60% en assainissement, et l’amélioration des performances des sous-secteurs de l’eau potable et de l’assainissement. Le programme s’appuie sur les principes suivants :
- la mouvance de la décentralisation du secteur,
- l’approche par la demande des populations bénéficiaires et leur participation aux investissements et aux frais d’entretien des équipements,
-une coordination plus étroite entre les différents acteurs du secteur,
- la stimulation d’une politique nationale de l’assainissement, étroitement liée à l’eau,

Les critères d’attribution d’un point d’eau sont :
- l’expression des besoins par les populations (approche de la demande),
- la situation actuelle de son accès à l’eau (mise à jour grâce à l’état des lieux physique réalisé dans le cadre du SDEA),
- sa population à l’horizon 2015
- sa position par rapport au rayon d’influence d’un point d’eau existant.


Notre projet spécifique de forage de puits dans le canton de Madlago

World For Tchad, qui a pour but d’améliorer les conditions de vie des populations tchadiennes dans les domaines de la Santé, de l’Education et de la Formation, a signé le 7 janvier 2011 un Protocole d’Accord de Coopération avec le Gouvernement de la République du Tchad. Dans ce cadre d’une part, des Textes Règlementaires en vigueur, et des études que nous avons menées sur le terrain depuis la création de notre ONG d’autre part, nous avons décidé que notre première intervention sur le terrain concernera le forage de puits d’eau potable dans le canton de Madlago.


Il convient de noter qu’en prélude au Protocole d’Accord de Coopération du 7 janvier 2011 et confortée par les études menées sur le terrain, notre ONG World for Tchad avait déjà à son actif, la réalisation de 14 forages de puits d’eau potable toujours dans la Préfecture de Mandalia, canton de Madlago et bénéficiant à une population de 10.498 habitants. Ces 14 forages ont été réalisés sous notre contrôle et validés par les Autorités compétentes dans le cadre du Schéma Directeur de l’Eau et de l’Assainissement, et à la demande des populations des 14 villages du canton, en tenant compte des conditions hydrogéologiques et des choix technologiques appropriés.

Pour mémoire, l’éligibilité d’un village est déterminée par « l’approche demande » et la satisfaction de certains critères édictés par l’administration. La démarche consiste à n’intervenir que sur la demande des bénéficiaires et en fonction des critères suivants :
- la population doit être supérieure à 300 habitants
- les villageois doivent adhérer aux conditions de participation, à travers la création d’un comité de gestion et la constitution d’un fonds ou caisse eau.

 

Zones d’intervention et population cibles du projet

La région du Chari-Baguirmi, autour de N’djamena, souffre de la fragilité typique de l’environnement sahélien, avec des périodiques de sécheresse et des phénomènes de désertification. Au cours de ces dernières années, l’augmentation de la population, spécialement aux alentours de la capitale, ainsi que l’exploitation non soutenable des Ressources Naturelles (RN) par la population rurale (cultivateurs et éleveurs, nomades et sédentaires), ont augmenté la dégradation du milieu naturel. Dans un cercle vicieux, ces phénomènes contribuent à l’appauvrissement général de la population, ce qui accroît d’avantage la pression sur les RN et les conflits parmi la population rurale, notamment entre cultivateurs et éleveurs.

Le canton de Madlago fait partie du département de Chari, région du Chari-Baguirmi, composé de 4 sous-préfectures, à savoir Koundoul, Mandalia, Lougoun et Loumia. Il est situé à la sortie sud de N’djamena et composé de 650 villages pour une population d’environ 140.000 habitants. L’accès à l’eau potable fait cruellement défaut dans le canton de Madlago et le taux de desserte en AEPA est l’un des plus bas du pays, soit seulement (9%).

C’est sur la base d’une demande expresse de forage de puits d’eau potable de Sa Majesté Sultan du canton de Madlago portant sur 208 villages recensés et comportant un très grand nombre d’enfants en âge scolaire que notre projet trouve sa source. Les principaux bénéficiaires sont notamment les femmes et les enfants qui vont disposer de la fourniture d’un service adéquat d’alimentation en eau potable et d’assainissement ; les élèves et les écoliers surtout les jeunes qui bénéficieront d’eau potable près de leurs écoles, les artisans réparateurs et maçons qui vont bénéficier d’une formation professionnelle et des opportunités de travail; l’ensemble de la population à travers la réduction des dépenses de santé et une plus grande productivité.


Contexte stratégique

Notre projet s’inscrit dans la Stratégie Nationale de Réduction de la Pauvreté (SNRP) et basé sur le SDEA élaboré pour la période 2003-2020 suite aux recommandations de la conférence des Nations Unies relative à la gestion intégrée en eau. Au cours des enquêtes menées auprès des populations lors de la préparation du SNRP, l’eau avait été classée au 3ème rang des préoccupations des populations. Si l’on ajoute que la santé (classée 2ème) et la sécurité alimentaire et le développement agricole dépendent eux aussi de l’eau, on comprend à quel point l’eau est prioritaire pour les populations tchadiennes.


Ainsi, la SNRP s’appuie sur :
- un consensus national sur une politique volontariste, équitable et la fourniture à un coût abordable de l’eau potable et des services d’assainissement de base,
- l’information, l’éducation et la sensibilisation des groupes d’acteurs publics et privés, associatifs, nationaux et régionaux pour une gestion durable des ressources en eau,
- des stratégies, des activités et des investissements de base qui ont des effets durables sur d’autres préoccupations des populations telles que la protection de la santé de la population et des écosystèmes.

Pour mieux réussir notre projet, notre stratégie et notre méthode d’approche se sont basées sur la participation et l’implication des populations villageoises, car elles sont les éléments clés pour la pérennité des structures mises en place. Une participation financière des villageois augmente également le taux d’appropriation du projet.


Objectifs du projet

L’objectif général de notre projet est de contribuer à l’amélioration des conditions de vie des populations en milieu rural dans l’un de plus grand canton du Tchad, celui de Madlago par un accès durable à l’eau potable et à l’assainissement. Cet objectif général sera développé autour de plusieurs objectifs spécifiques, à savoir :
- permettre l’accès en eau potable à plus de 83.000 habitants dans les 208 villages du canton de Madlago,
- les capacités des secteurs privés de forage manuel seront renforcés par la certification d’au moins 12 PME,
- contribuer à la réduction des risques sanitaires et environnementaux par la promotion et la valorisation des bonnes pratiques d’hygiène,
-
promouvoir les initiatives de revalorisation de l’environnement par le renforcement des capacités des populations en matière de protection de l’environnement.



Description du projet

Le projet s’articule autour des composantes suivantes :
A. Développement des infrastructures
B. Information, éducation et communication
C. Études, surveillance et contrôle des travaux de forage


COMPOSANTE A : Développement des infrastructures d’AEPA.


Pour améliorer la desserte en eau potable des populations rurales, nous envisageons la réalisation et l’équipement de forages avec pompes à motricité humaine (PMH) dans les 208 villages du canton de Madlago, ce qui permettra d’atteindre le taux d’accès de 80% d’ici l’horizon 2015.
Pour l’équipement de forages ruraux, les pompes à motricité humaine autorisées au Tchad sont de marque INDIA MARK II et INDIA MARK II Extra Deep Well ou INDIA MARK III VLOM (Village Level Operation and Maintenance).

COMPOSANTE B : Information, éducation et communication.


Les travaux seront précédés puis accompagnés de campagnes de formation, d’animation/sensibilisation et d’éducation pour la santé au profit des populations bénéficiaires, afin de renforcer leurs capacités à assurer l’exploitation et la maintenance des ouvrages, ainsi que leur conscience des dangers encourus quant aux risques de prolifération des maladies d’origine hydrique en cas de non-respect des règles d’hygiène de vie.

Dans la mesure du possible, il sera fait appel à l’implication et au soutien de plusieurs structures administratives dans les activités de sensibilisation et de formation des populations de la zone du projet en vue d’assurer la maintenance des points d’eau et les moyens d’exhaure par une prise en charge efficiente de l’exploitation, l’entretien et la maintenance des ouvrages hydrauliques réalisés, la promotion de l’hygiène et d’assainissement par une éducation sanitaire appropriée.

Des campagnes de sensibilisation sur les points spécifiques seront menées à savoir : potabilisation de l’eau des puits déjà existants, hygiène autour du point d’eau, promotion des ouvrages d’assainissement autonome dans les ménages, lavage des mains avec savon, etc.

Pour assurer la réalisation du volet information, éducation et communication, un important lot d’équipement sera acquis. Il s’agit d’ordinateurs, de matériel didactique pour l’hygiène et l’assainissement, de matériel de bureau,
de véhicules et fournitures de bureaux entre autres.

Notre projet produira un impact positif concernant l’amélioration de la disponibilité et de la qualité de l’eau de consommation, la réduction du coût de l’eau et de la prévalence des maladies d’origine hydrique et l’amélioration du cadre et des conditions de vie des populations rurales du canton de Madlago ainsi que la réduction de la pénibilité de la collecte et du transport de l’eau, notamment pour les femmes. L’amélioration de la situation sanitaire des populations se traduira par la réduction des maladies endémiques : paludisme, choléra, les complications gastro-intestinales, les infections de la peau et d’autres maladies d’origine hydrique et l’amélioration du cadre de vie suite à la mise en place des ouvrages d’assainissement et de la qualité de l’eau servie. Les enfants disposeront de plus de temps à consacrer aux activités scolaires et les femmes pratiqueront des activités productives.


COMPOSANTE C : Études, surveillance et contrôle des travaux de forage.


Ces activités comportent toutes les investigations nécessaires pour la réalisation des infrastructures d’AEPA conformes (reconnaissances hydrogéologiques, études géophysiques, etc), ainsi que le contrôle et la supervision des travaux de construction seront assumés par les entreprises sélectionnées par World For Trade avec l’appui de la DH et après une procédure de consultation restreinte.

 

De même qu’un bureau d’ingénieurs conseils sera recruté pour les prestations de contrôle et de supervision de ce volet. Il sera aussi chargé des travaux géophysiques aussi bien durant la prospection et l’implantation des forages que des diagraphies destinées à mieux définir les horizons à capter qu’à contrôler la qualité de réalisation des forages d’eau.


NB : la gestion du projet sera effectuée sous la supervision de la direction de World For Tchad à N’Djamena.
Budget du projet.


Le Budget de notre Projet est estimé à 1.569.600,00 euros comme repris dans le tableau ci-dessous. Ce coût comprend dans chaque composante une provision pour les imprévus et il est estimé sur la base des volumes de travaux à réaliser et des prix de projets similaires en cours d’exécution.

 

Composantes

Quantité

PU

PT

A- Développement/Infras
Tructures AEPA

208

5.000, 00 Euros

1.040.000,00 Euros

B- Information/Education/Comm.

208

1.200,00 Euros

249.600,00 Euros

C- Etudes/Surveillance/Contrôle

208

1.300,00 Euros

270.000,00 Euros

TOTAL …………………………………………………………………………………. 1.569.600,00 Euros

 

Sources de financement du projet :
A l’instar des ONG qui œuvrent dans différents domaines de l’humanitaire et autres droits de l’homme, nous ferons appel de fonds aux Institutions Financières des Nations Unies et aux Bailleurs de fonds pour le financement de notre projet de forage de puits d’eau potable dans le canton de Madlago (République du Tchad) dont la pertinence et la cohérence sont démontrées tout au long des pages qui précèdent d’une part, et qui d’autre part répond à la Déclaration des Objectifs du Millénaire pour le Développement de l’année 2000 par laquelle, les Nations Unies se sont fixées pour objectif la réduction de moitié, à l’horizon 2015, la proportion de personnes sans accès durable à une eau potable, abordable et en quantité suffisante.

Planification du projet :
Dans une vision favorable des choses, nous envisageons l’exécution de notre Projet de forage de puits d’eau potable dans le canton de Madlago sur le calendrier suivant :


Activité Responsable Date/Période :

Préparation/Partenaires/ Sélection des villages

WFT

Février/Mars 2011

Accord Autorités

DONG/DH

Avril/Mai 2011

Appel des Fonds

WFT

Juin à Septembre 2011

Lancement appels d’offres/ Sélection des Entreprises

WFT

Octobre 2011

Travaux

WFT/DH/Entreprises

Novembre/Décembre 2011

Réception des travaux

DH/WFT

Janvier/Février 2012

 

Conclusion:
Nous pouvons conclure que notre Projet est conforme au but que notre ONG s’est fixé à savoir, contribuer à l’amélioration des conditions de vie des populations tchadiennes dans les domaines de la santé, de l’éducation et de la formation. Ce but vise, notamment, entre autres, à mieux satisfaire les besoins réels en eau potable et en assainissement des populations rurales, tant en quantité qu’en qualité en impliquant les usagers de l’eau.

Notre projet est également conforme aux orientations du Schéma Directeur de l’Eau et de l’Assainissement approuvé par le Gouvernement Tchadien et il contribuera à la réalisation des objectifs du millénaire pour le développement en termes de taux de satisfaction des besoins des populations rurales en eau potable et en assainissement.

- 11 Juillet 2011 : Guy Boypa et son équipe ont présenté l'association World for Tchad lors d'une conférence de presse organisée à la Maison des Médias à N’Djamena, la capitale du Tchad.


- Septembre 2011 :Obtention de l'autorisation de forer 208 puits d'eau potable en 2012.


- 31 Janvier 2012 : Afin de faire connaître l'association auprès du plus grand nombre et de récolter les fonds nécessaire pour l'opération « 208 puits d'eau potable en 2012 », World for Tchad a organisé une conférence de presse suivie d'un concert à Paris, en présence de Francis Lalanne et Lucien « Papalu », les parrains de l'association.


- Début Février: Construction de cinq nouveaux puits s'inscrivant dans  l'opération « 208 puits d'eau potable en 2012 ».

L'association souhaite à présent mobiliser la population tchadienne afin que tous ensemble nous puissions réaliser ce beau projet. World For Tchad aimerait, avec le soutien des autorités tchadiennes, organiser un événement musical (voir budget prévisionnel) samedi 26 mai 2012 en présence des artistes et parrains soutenant l'association.

 

De nombreux artistes ont déjà donné leur accord de principe : Francis Lalanne, Princess Erika, Brick & Lace, Lucenzo, Medhy Custos, Dynamitt, Slaï, Dry, Sir Samuel, FDY Phenomen, Alibi Montana, Tiwony, Kaysha, Don Bak, Monica Pereira, Molare, Nesly, Lisa Spada, Jorio Stars et bien d'autres...